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Par johndoe dans temoignage le 6 Juillet 2009 à 12:11
Alcoolique à 12 ans, Élodie s'en est sortie
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Grâce à l'aide de son entourage, parents, médecins, gendarmes, Élodie Comte a réussià se débarrasser de son addiction à l'alcool.Son témoignage fait froid dans le dos.À l'adolescence,Élodie Comte a plongé dans l'alcoolisme,buvant jusqu'aux limites de son jeune organisme. Aujourd'hui, à 19 ans,elle est sobre et milite auprès des jeunes pour les alerter sur les dangers de l'alcool. Son casn'est pas isolé...
Élodie soulève la manche de son sweat-shirt et regarde ses avant-bras. « Les traces ont disparu désormais... Il y a cinq ans, c'était pas pareil ! » Elle hausse les épaules, l'air de dire : « C'était ça, ma vie... »Il y a cinq ans, Élodie se plantait huit fois par jour une seringue dans les veines. « À l'intérieur, je mettais de la vodka, du whisky ou du pastis et ça partait directement dans le sang avant de monter au cerveau. La première fois que je l'ai fait, je devais avoir 13 ans. Je suis tombée à la renverse. Après, c'est comme tout, on s'habitue, ça fait moins d'effet ! »
Ses « années picole », Élodie en parle facilement, sans fausse pudeur, ni victimisation outrancière. « J'ai fait n'importe quoi, je me suis détruite, mais j'ai aussi bien rigolé. » Des souvenirs de beuveries où elle tutoyait la déchéance la font sourire aujourd'hui encore. « Un soir, pour échapper aux flics, je me suis planquée dans une poubelle. Le problème, c'est que je me suis endormie dedans. Je me suis réveillée quand le camion-benne commençait à la soulever. J'ai hurlé pour descendre ! » Ellelève les yeux au ciel et puis sourit.
À la terrasse d'un bistrot parisien où elle boit un coca, Élodie joue le jeu de la promo de son livre. Un témoignage fraîchement sorti en librairie, écrit avec la collaboration d'un écrivain. « L'éditeur Michel Lafon m'a contactée après un reportage sur moi diffusé sur TF1. » Elle qui vit anonyme dans sa petite ville de Châteaudun (Eure-et-Loir), la voilà exposée aux lumières des médias. « Mon livre s'appelle Le premier verre, mais c'est le sous-titre, Alcoolique à 12 ans, qui a alerté les journalistes. Ça leur semblait spectaculaire. Pas moi. Des gamins qui picolent dans les quartiers populaires, j'en connais un paquet. Ils font même pire que moi. Aujourd'hui, ils mélangent de l'essence, du pastis et de la cocaïne ! »
Élodie a commencé à la bière. « Mes ennuis ont débuté à mon entrée en sixième. Je ne me sentais pas à l'aise au collège. Un jour, des garçons plus âgés que moi m'ont proposé de boire à la sortie des cours, je les ai suivis. » Avec eux, elle va prendre sa première cuite. « À la maison, j'ai vomi. J'ai fait croire que j'avais une gastro. » Premier mensonge d'une longue série...
Rapidement, la bière n'a plus suffi. « Je suis passée à la vodka, diluée dans du jus d'orange, puis pure. Une bouteille par jour. Pour m'en acheter, je piquais de l'argent à mes parents. »
« Si je replonge,ce sera pire »
Le père, ouvrier couvreur, et la mère, femme de ménage, n'ont rien vu. Ni les billets qui disparaissaient, ni la lente déchéance de leur fille qui commençait. « Tous les deux travaillaient beaucoup et j'arrivais plus ou moins à dissimuler mon état. Surtout au début... »
Gendarme à Châteaudun, Élisabeth Forestier se souvient parfaitement de ses premières rencontres avec Élodie, qu'elle a su aider. « Elle est venue déposer plainte pour une agression sexuelle dont elle a été victime. Je me suis rapidement rendu compte de son état. Elle empestait l'alcool, elle était sale, très agressive. Elle parlait de se détruire. C'était ce qu'elle faisait, d'ailleurs... »
Au fil des cuites, de l'errance, des renvois des établissements scolaires et des foyers, Élodie plonge. Ses parents finissent par prendre conscience de ce qu'est devenue leur fille : un déchet, un zombie. Entourée par sa famille, des membres de l'association Vie libre, des médecins... Élodie va, non sans mal, réussir à s'en sortir, à 16 ans.
« Aujourd'hui, je ne bois plus une goutte. Je n'ai pas le choix. Je sais que si je replonge, ça sera encore pire. » Elle a un petit copain, va entamer une formation de conseillère d'orientation et multiplie les interventions auprès des jeunes pour les alerter sur les dangers de l'alcool. « Il y a du boulot ! Un jour dans un lycée, cinq des élèves avaient fait exprès de boire avant mon arrivée... De toute façon, j'ai l'impression que tout est fait pour qu'ils picolent. Dans les quartiers, ils s'ennuient, ils sont livrés à eux-mêmes... »
Une situation qui inquiète la gendarme Élisabeth Forestier. « Je m'occupe de prévention et ce que je vois m'affole. On découvre fréquemment des cas d'enfants de 10 ans qui boivent régulièrement, jusque dans les cours de récré. »
Cette tendance, le professeur William Lowenstein la voit monter au sein de la clinique Montevideo, à Boulogne-Billancourt. Spécialiste des dépendances, il s'inquiète des ravages provoqués par l'alcool chez les plus jeunes. « La drogue qui fait peur, c'est toujours celle de l'étranger. On s'inquiète du cannabis ou de l'héroïne, on oublie les ravages que peut faire l'alcool. Pour les jeunes de tous milieux, c'est de la défonce à pas cher. Tant qu'aux premières communions, on trempera les lèvres des enfants dans le champagne, on aura des soucis à se faire. »
Philippe LEMOINE.Photo : Daniel FOURAY
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Par johndoe dans faits divers le 26 Mai 2009 à 19:20La gendarmerie a annoncé mardi avoir procédé à un vaste coup de filet anti-pédophile en France, aboutissant à l'interpellation de 90 personnes soupçonnées d'échanges d'images pédo-pornographiques à partir de forums de discussions sur internet.
Ce coup de filet est l'aboutissement d'une enquête menée depuis l'identification en décembre 2004 d'un jeune homme responsable d'un site internet pédophile. Des investigations ont permis de déterminer qu'il était "à la tête d'un vaste réseau d'échanges d'images à caractère pédo-pornographique, mettant en scène des mineurs", selon un communiqué de la gendarmerie.
gé de 18 ans au moment de son arrestation et de sa mise en examen en 2005, il était mineur au moment des faits, a dit à l'AFP le lieutenant Bruno Leneutre, officier de communication de la Région de gendarmerie de Picardie. Des enquêteurs spécialisés dans les nouvelles technologies ont analysé le trafic de son site internet et les adresses électroniques avec lesquelles il échangeait des fichiers, permettant d'établir une liste de suspects, a-t-il expliqué
Une information judiciaire a été ouverte auprès du tribunal de grande instance de Beauvais pour "diffusion en bande organisée de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique, apologie de crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication par voie électronique, détention de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique".
L'enquête est menée par la section de recherches de la gendarmerie d'Amiens.
Depuis mardi matin, 90 personnes ont été interpellées "sur tout le territoire national" et placées en garde à vue, alors que des perquisitions ont été effectuées, notamment sur les ordinateurs, a dit la gendarmerie.
Les personnes soupçonnées auraient échangé "des images et vidéos représentant des mineurs, parfois de très jeunes enfants (moins d'un an), dans des scènes à caractère pornographique", a-t-on précisé de même source.
"On cherche bien sûr à identifier la provenance des images saisies, pour remonter si possible jusqu'aux auteurs", a souligné le lieutenant Leneutre. "Si l'origine des images est à l'étranger, ce sera dénoncé aux pays concernés", a-t-il ajouté.
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Par johndoe dans temoignage le 27 Mars 2009 à 12:37
jeudi 18 septembre 2008
Émeline, 20 ans, est sortie de la rue

Émeline n'est plus SDF, à Angers. Elle a trouvé un petit contrat de vingt heures par semaine et surtout, une maison. : Ouest-FrancePendant un an et demi, Émeline a vécu dans la rue, dans des squats. La diffusion du reportage que l'émission Envoyé spécial lui avait consacré début 2008, a tout changé. Maintenant, elle travaille et habite une maison, à Angers.
Certains tombent dans la rue sans le vouloir. Moi j'y suis allée par choix. Je suis partie de chez moi en avril2007, avec mes rats et mon gros sac. Depuis toute petite, je suis en conflit avec mes parents et j'ai fini par péter un plomb. J'ai utilisé la manière forte et sur un coup de tête, j'ai pris le train. Je suis vite rentrée à Angers, mais jamais plus chez moi. Ma mère m'appelait souvent. Dans ses messages, sa voix montrait son inquiétude. Je lui répondais que j'étais chez une copine pour la rassurer. En fait, j'avais élu domicile dans des squats avec mes amis.
J'avais déjà l'impression de connaître la rue et ses habitudes parce que j'avais plusieurs amis punks avec qui je traînais. En passant de l'autre côté de la barrière, j'ai vu la réalité de l'intérieur : c'était la merde, il y avait des rapports de pouvoir et beaucoup de prises de tête.
La plongée a été brutale. Tous les matins, on passait dans un centre d'accueil pour se laver et prendre un petit-déjeuner. Le reste de la journée, on faisait la manche. Les premières fois, j'avais honte. Je n'osais pas demander. Je posais quelques pièces sur un vêtement ou une casquette que je mettais devant moi. Je jouais avec ma chienne et je lui faisais des câlins. Ça attendrissait un peu les passants. Avec le recul, j'en ris, mais au début, j'étais vexée quand on refusait de me donner une pièce.
Après, bien sûr, on prend l'habitude. 10 € c'est une petite journée, 20 € c'est assez pour payer les croquettes des chiens et acheter à manger et 30 €... C'est royal ! C'est chiant de faire la manche et de s'entendre dire « Fais comme tout le monde et bouge-toi pour trouver du boulot ! » C'est bien beau, mais les gens ne savent pas ce qu'il y a à côté.
La rue, c'est aussi ses codes et ses personnages. Souvent le soir, une boulangerie du centre-ville nous donnait des cagettes d'invendus. Une vendeuse d'un magasin de pâtes nous donnait aussi les plats que les clients ne venaient pas chercher. Sinon, ça finissait à la poubelle. Son patron l'aurait virée pour ça quelques jours après parce qu'elle nous avait dépannés.
Je me rappellerai toujours d'un épisode, à l'automne dernier. On était dans un petit squat tranquille depuis six mois. Ça changeait des réveils violents des flics quand on dormait dans des halls de banque. Un beau matin, des gens sont rentrés en cassant tous les carreaux. Un vrai film ! Tout à coup, des militaires nous ont visés avec des guns (armes à feu)par les fenêtres. J'ai jamais vu autant de bidasses !
En fait, sans le savoir, on était sur un terrain d'entraînement de l'armée et les militaires s'entraînaient au tir ! On s'est retrouvés plaqués contre les murs, bras et jambes écartés. Les chiens gueulaient. Évidemment, on s'est fait virer. Ils ont même mis du gaz lacrymogène sur nos couvertures. Whaou, quel best-of !
Le temps a passé depuis. Le reportage d'Envoyé spécial (1) a été comme un électrochoc. Je me suis dit que je devais m'en sortir. Mais c'était bizarre. Des gens que je ne connaissais pas venaient me parler. Certains me disaient : « Je t'ai vue à la télé, tu trouves que c'est bien les misères que t'as fait à ta mère ? » Facile de juger sans connaître l'histoire. La police a reconnu le squat et dès le lendemain de la diffusion, ils nous ont virés et ils ont muré l'entrée.
Peut-être que je serais toujours dans la rue, sans cette émission. Mais aujourd'hui, je m'en suis sortie. J'ai signé un contrat d'insertion il y a trois mois, après avoir suivi des formations et des stages en entreprises. Je suis réparatrice de meubles dans une association. Vingt heures par semaine pour un peu moins de 600 €, pas mal, non ? J'ai aussi trouvé une petite maison en périphérie d'Angers où j'ai emménagé avec mon copain. Je devais m'éloigner du centre-ville parce que j'y traînais 24 heures sur 24.
Aujourd'hui, je ne fais pas de projets à long terme. Les relations avec mes parents sont redevenues bonnes et mon contrat sera peut-être renouvelé en décembre. Je meurs toujours d'envie d'aller faire le tour de France et pourquoi pas du monde. Un jour, c'est sûr ! Quand on aura des sous avec mon copain, on achètera un camion qu'on aménagera et on partira en vadrouille. J'ai hâte.
Recueilli par Paul GYPTEAU.
(1) Une jeunesse sans adresse, reportage de Jérémie Drieu et Emmanuel Morel, a été diffusé le 10janvier 2008.
Émeline a souhaité que son nom de famille ne soit pas publié, pour protéger l'anonymat de ses parents.
source: ouest france
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